I am a platform engineer or DevSecOps. I develop Terraform providers on my free time. I am an antispeciesist, and member of L214, a French NGO fighting for animal rights. I also fight for LGBTQIA+ rights. I am a RNG (Random Network Guy/Girl): do not expect better posts than those produced by an infinite number of monkeys. # infosec # cybersecurity # network # crypto # linux # antispeciesism # author # privacy # podcast # devops # secdevops # devsecops # lgbt # fedi22 searchable
I am a platform engineer or DevSecOps. I develop Terraform providers on my free time. I am an antispeciesist, and member of L214, a French NGO fighting for animal rights. I also fight for LGBTQIA+ rights. I am a RNG (Random Network Guy/Girl): do not expect better posts than those produced by an infinite number of monkeys. # infosec # cybersecurity # network # crypto # linux # antispeciesism # author # privacy # podcast # devops # secdevops # devsecops # lgbt # fedi22 searchable
Les décideur·euses se rendent-iels seulement compte de la brutalité d'imposer aux développeur·euses l'emploi d'un LLM ?
Nous avons choisi de faire ce métier.
Nous avons étudié pendant des années pour en être capables.
Nous avons exercé pendant des années, en y investissant une énergie mentale importante, pendant et après les heures rémunérées.
Nombre sont celleux qui ont entretenu une passion pour l'écriture du code.
Nous tenons des blogs pour partager nos connaissances, et nos trouvailles.
Nous sommes spécialistes de l'automatisation des tâches. Ne dit-on pas qu'un·e bon·ne développeur·euse est flemmard·e parce qu'iel cherche à tout automatiser pour en avoir le moins à faire ?
Ne sommes-nous pas les premier·ières à demander des licences pour des outils qui nous permettent de mieux travailler ?
Si nous ne demandons pas à utiliser un LLM :
- ce n'est pas par incompétence de notre part. Ce n'est pas parce que nous n'avons pas étudié la chose, voire expérimenté.
- ce n'est pas que les LLM ne sont pas sur notre radar. Pour certain·es d'entre nous, c'est une pensée (anxieuse) quotidienne.
C'est parce que nous, spécialiste de notre propre métier, avons jugé qu'il s'agissait d'un outil qui
- ne nous aide pas dans notre travail ;
- détruit notre compétence à petit feu ;
- est éthiquement insupportable.
Ou les trois à la fois. Et même plus.
En nous imposant d'utiliser un LLM, les décideur·euses :
- violent notre consentement à utiliser une technologie contraire à nos éventuels idéaux ;
- détruisent le métier que nous avons appris et aimé, en nous imposant la "transformation de notre pratique" par la suppression de l'étape créative, en la remplaçant par l'étape probablement la moins appréciée : relire le code produit par un·e autre, qui est généralement désaligné avec notre propre pratique/vision. Et pire encore, puisque relire le code produit par une machine détruit la dimension sociale de la relecture de code permettant la stimulation mutuelle de l'esprit critique et de la remise en cause de nos pratiques.
Les décideur·euses seraient-iels d'accord pour abdiquer leur pouvoir de décision, et se contenter d'approuver des directives émises par une machine, à la suite d'un mouvement social les obligeant à adopter l'IA ou à se démettre de leur poste ?